Solve et Coagula Que veut dire cette formule alchimique ?
Solve et coagula : le principe fondamental de l’alchimie
On dit souvent que l’alchimie se résume à un seul principe : « Solve et Coagula ». Considéré comme le cœur du Grand Œuvre, il contient, d’une certaine manière, tout le secret de la transformation intérieure.
Dans sa formulation latine, Solve renvoie à l’idée de dissoudre, tandis que Coagula évoque la coagulation : autrement dit, défaire puis recomposer.
C’est l’idée même du passage : relâcher ce qui s’est usé, ce qui est périmé ou ce qui est devenu obsolète, pour reconstruire une forme plus juste, et donc plus sage !
On distingue souvent deux voies.
D’abord, l’alchimie opérative : celle qui se déroule dans un “laboratoire”, avec des fioles, des remèdes et des procédures.
Mais il existe aussi une seconde voie, dite alchimie spéculative et aussi alchimie spirituelle (voir mon article Qu’est ce que l’alchimie?) où le laboratoire se trouve à l’intérieur du corps.
C’est la voie des humbles : le travail se fait “de lui-même” sous l’effet du temps, mais il peut être accéléré, catalysé par la présence de l’alchimiste (la conscience). Ce procédé peut être rapproché de la voie chamanique, où l’homme-médecine porte en son propre vaisseau la médecine universelle.
La tradition hermétique résume cela par un axiome : « Una re, Una via, Una dispositione », « une seule matière, un seul vaisseau, un seul fourneau ».
Cette matière, c’est ce vase de terre, ordinaire et même “vulgaire” en apparence, mais pourtant disponible à tous… et jamais pleinement reconnu sans révélation.
Dans une lecture symbolique, Solve et Coagula peut aussi être rapproché au « pouvoir des clefs » de la tradition chrétienne : une clé d’or et une clé d’argent, capables d’ouvrir ou de fermer, de délier ou de lier. Le même mouvement qui libère ou qui relie.
Sol et Luna, disent aussi les alchimistes.
Sur certaines représentations, le concept de Solve et Coagula apparaît associé à la figure du Baphomet (de Eliphas Lévi), souvent décrite comme un être hermaphrodite et moqueur, devenu emblème hermétique.
On le représente parfois le bras droit tourné vers le Ciel et sur lequel est écrit le principe de Solve, et le bras gauche tourné vers la Terre avec l’inscription Coagula.
SOLVE et COAGULA : sur le diable (tarot) et le Baphomet
On retrouve également cette inscription de Solve et coagula sur la carte XV du tarot de Marseille, attribuée à la figure du « diable ».
Une figure qui ne désigne pas seulement la figure du « mal », mais aussi la figure d’un « mal » qui demande à être résolu, dépassé, et qui nous montre comment le faire…
Cette figure du diable, dans sa laideur même, nous met au défi de reconnaître et de résoudre ce qui nous entrave.
Elle semble nous dire : « Regarde à quoi tu t’es identifié. Regarde ce qui déforme ton être. »
Nos troubles sont souvent semblables à des nœuds intérieurs : des peurs non dépassées, des conflits émotionnels non résolus…
Tout cela forme des mémoires, parfois transgénérationnelles, qui avec le temps, se déposent, se cristallisent et finissent par former comme des kystes énergétiques dans l’aura, entravant la libre circulation de l’énergie, et brouillant les informations qui doivent être transmises au corps.
Le corps n’étant plus, ni pleinement informé, ni correctement énergisé, commence à dysfonctionner…
Ces entraves peuvent être également la conséquence de croyances ou d’illusions, de récits intérieurs auxquels nous nous sommes identifiés.
À force, ces constructions, ces défenses, ces fausses croyances finissent par former une sorte de carapace faite d’écailles, de poils ou de corne : une couche dure, épaisse de kératine, étrangère à notre être profond, nous empêchant d’être pleinement nous-mêmes.
Cette représentation du « diable » avec des phanères animaux, peut également suggérer l’image d’une écharde enkystée dans la chair : quelque chose qui appartient à un autre règne, qui ne nous appartient pas vraiment, mais qui finit pourtant par nous faire souffrir, faute d’être nous-mêmes, et faute d’être retiré.
En quoi consiste le procédé alchimique de SOLVE et COAGULA ?
SOLVE consiste à trouver la cause du problème afin de le dissoudre.
Dissoudre signifie aussi ouvrir : c’est à dire ouvrir l’épaisse callosité qui recouvre le « mal à dit » sous des couches de calcification, nettoyer ce qui doit l’être, puis laisser partir ce qui entravait.
Puis vient COAGULA : le temps de la recomposition. Il s’agit de se servir de l’énergie dégagée pour reformer en soi, reprogrammer en soi quelque chose de plus juste, de plus sage, de plus fécond.
Un problème, une calcification, ressemble au fil emmêlé d’une pelote de laine. Tant que le fil est noué, il devient impossible de tricoter : tout se bloque. Il faut donc défaire les nœuds pour en extraire le fil de lumière -cette fameuse quintessence– (voir mon Qu’est ce que l’amour?) puis reformer une croyance nouvelle à partir d’une vérité plus juste, plus consciente, dégagée de ses anciennes naïvetés.
On peut également comparer ce principe à une cruche de terre : si l’on ne veut plus de la cruche, mais que l’on souhaite une jarre, il faut d’abord défaire la forme ancienne afin de pouvoir remodeler la matière première.
L’art alchimique procède ainsi : utiliser une même matière première -la lumière- pour dissoudre et reformer, pour défaire puis refaire.
La tradition a d’ailleurs qualifié cette œuvre de « travail de femme et jeu d’enfant ». Cette formule évoque un savoir-faire humble, primordial, pratiqué sans force : comme la fileuse démêle et lave le fil, ou comme l’enfant agit avec une immédiateté naturelle, l’alchimiste défait les nœuds de l’ancienne forme, afin de faire naître une forme nouvelle. Plus juste…
Mais attention, il ne s’agit pas d’une figure nouvelle issue du caprice de l’ego.
La forme qui naît est plus juste… parce qu’elle s’accorde à l’ordre cosmique.
Mûri par l’épreuve traversée, l’alchimiste comprend désormais que rien ne peut se tenir hors de ces lois, et que toute guérison véritable suppose un retour à cet équilibre premier, à cette harmonie retrouvée.
C’est depuis cette intelligence de la transformation que je travaille en soins alchimiques :
Pour accompagner ce qui cherche… à se dénouer,
Pour retrouver, en chacun, la trame de sa vérité profonde…
Soins alchimiques
Je propose des soins alchimiques permettant de transformer tout ce qui est lourd en nous (nos blocages, nos mémoires, nos traumas) en opportunité…
Pour ce faire, je me sers de la langue des oiseaux qu’exprime le corps,
et j’utilise les techniques alchimiques de Solve et Coagula pour libérer l’ancien, faire place nette et ainsi permettre de faire advenir le nouveau…
Si ces mots résonnent en vous, n’hésitez pas à consulter MES PRESTATIONS, ou à prendre RENDEZ-VOUS.
Chaque séance est adaptée à votre besoin du moment
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L’alchimie n’est pas une simple relique du passé. Elle semble plutôt s’apparenter à une sagesse vivante qui a traversé les siècles et les continents. Ses traces apparaissent dans l’Égypte ancienne, chez les Arabes, en Chine, en Inde, et jusqu’en Europe médiévale et renaissante.
Contrairement à l’idée reçue qui en fait une simple précurseure maladroite de la chimie moderne, elle pourrait bien être, au contraire, une connaissance perdue dont la science contemporaine n’en a redécouvert que quelques fragments.
On dit souvent que l’alchimie se résume à un seul principe : « Solve et Coagula ». Considéré comme le cœur du Grand Œuvre, il contient, d’une certaine manière, tout le secret de la transformation intérieure.
Dans sa formulation latine, Solve renvoie à l’idée de dissoudre, tandis que Coagula évoque la coagulation : autrement dit, défaire puis recomposer.
C’est l’idée même du passage : relâcher ce qui est figé, pour reconstruire une forme plus juste.
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Richard Feynman, prix Nobel de physique en 1965 pour ses travaux en électrodynamique quantique, le reconnaissait lui-même en affirmant : « Dans la physique d’aujourd’hui, nous n’avons aucune connaissance de ce qu’est l’énergie. »

