Qu'est ce que l'énergie? entre science, ressenti, symbolique et spiritualité...
L’énergie, d’un point de vue scientifique
Le mot « énergie » est complexe, car même en science, sa définition reste en partie limitée.
Richard Feynman, prix Nobel de physique en 1965 pour ses travaux en électrodynamique quantique, le reconnaissait lui-même en affirmant : « Dans la physique d’aujourd’hui, nous n’avons aucune connaissance de ce qu’est l’énergie. »
Le problème est donc clairement posé : l’énergie est invisible et immatérielle.
Pourtant, personne ne doute de son existence, car nous en observons chaque jour les manifestations à travers des phénomènes de transformation : électricité, chaleur, mouvement, lumière, etc.
En physique, on ne définit pas tant l’énergie par sa nature profonde, que par ses effets. C’est dans cette perspective, qu’Heisenberg l’a définie comme « la cause fondamentale de tous les changements dans le monde ».
À cela s’ajoute le premier principe de la physique moderne formalisé par Max Planck : « l’énergie se conserve ».
Ainsi l’énergie est capable de créer des changements dans la matière, se transforme d’une forme à une autre, sans jamais perdre de sa valeur, et donc sans jamais pouvoir être créée ou détruite.
L’énergie employée dans d’autres contextes
Dans le langage courant comme dans de nombreuses disciplines, sport, biologie, écologie, psychologie, développement personnel ou médecines alternatives, ce terme est utilisé avec des sens très variés.
Un sportif parlera de son énergie pour désigner son niveau de vitalité ou d’endurance. Dans le domaine des énergies renouvelables, le mot renvoie à des sources exploitables comme le soleil, le vent ou l’eau. En biologie, il désigne les mécanismes par lesquels les êtres vivants produisent l’énergie ATP qui leur permet de fonctionner.
Dans d’autres domaines encore, notamment celui du soin énergétique, le terme « énergie » prend une dimension plus intuitive et subjective : il désigne souvent une sensation, une impression de circulation ou de présence. Là où les traditions orientales parlent de «chi» ou de «qi», nos anciens auraient plutôt employé le mot «magnétisme».
On comprend que le mot « énergie« utilisé couramment a largement dépassé le seul cadre scientifique.
Le mot « énergie » est ainsi devenu une sorte de terme-valise, utilisé pour désigner ce que l’on ressent sans toujours pouvoir le définir précisément.
Cela explique à la fois son succès dans certains milieux spirituels, ésotériques ou thérapeutiques alternatifs, et la méfiance, parfois très vive, qu’il suscite dans les milieux scientifiques.
Pour ces derniers, un concept ne peut être pleinement recevable que s’il peut être défini, mesuré et vérifié. Faute de quoi, il demeure exposé aux biais d’interprétation propres à nos ressentis, lesquels peuvent facilement nous abuser.
Que pourrait désigner cette fameuse "énergie" utilisée par le magnétiseur ?
Lorsque les anciens décrivaient le monde, ils recouraient volontiers à un langage symbolique. Ils nous ont transmis des images, des gravures, et des représentations exprimant, sous forme visuelle, certaines intuitions profondes qu’ils percevaient du vivant et des forces invisibles.
Par exemple, sur une gravure ancienne connue sous le nom de « Sol Invictus », on peut observer un soleil rayonnant dans toutes les directions.
Mais, à y regarder de plus près, on distingue également deux types de rayons :
○ des rayons droits
○ des rayons ondulés.
Cette distinction n’est sans doute pas anodine.
Elle suggère que les anciens percevaient déjà différentes modalités d’action de la lumière :
- Les rayons droits pourraient ainsi figurer une énergie directe, nourricière pouvant agir directement sur la matière parce qu’elle lui est en quelque sorte apparentée ;
- Les rayons ondulés, quant à eux, évoqueraient une énergie plus diffuse, plus subtile, relevant peut-être d’une autre forme d’influence : moins matérielle, mais plus qualitative, voire informationnelle.
À la périphérie de la gravure, des épis de blé semblent croître sous l’effet de cette double lumière : l’une nourrissante, qui soutient la vie ; l’autre plus subtile, qui orienterait ou informerait son développement.
Par analogie, ces deux formes de rayonnement ne sont pas sans rappeler les deux dimensions que l’on peut distinguer dans la lumière elle-même :
– une dimension énergétique, par laquelle elle transmet une puissance mesurable,
– et une dimension informationnelle, par laquelle elle porte une forme, un nombre, un message.
En effet, la lumière est d’abord une onde caractérisée par une fréquence, c’est-à-dire par une vibration fondamentale. On pourrait la comparer à une note de base, porteuse d’une intensité propre. La matière en ressent les effets, car cette vibration transporte une énergie capable de produire des transformations physiques. C’est notamment grâce à cette énergie lumineuse que les végétaux réalisent la photosynthèse ou que la matière se réchauffe.
Mais la lumière peut aussi être modulée. Autrement dit, elle peut être la porteuse d’une information : à sa vibration de base vient alors s’ajouter un message inscrit au sein même de l’onde. C’est sur ce principe que reposent, par exemple, les transmissions d’informations par les ondes radio ou les téléphones portables.
La lumière peut donc être envisagée non seulement comme porteuse d’énergie, mais aussi comme porteuse d’information.
Par analogie, certains praticiens distinguent également deux grandes dimensions dans les soins dits « énergétiques ».
D’un côté, certaines approches, comme l’acupuncture ou le Reiki, sont des pratiques visant à transmettre une énergie de soutien, de stimulation ou de rééquilibrage.
De l’autre, certaines méthodes comme la méthode JMV , la méthode NAET, la méthode hêtre, l’alchimie ou les ondes scalaires… affirment agir davantage sur une dimension dite informationnelle, en cherchant moins à « nourrir » qu’à retransmettre de « l’information structurante » (NAET, ondes scalaires…) ou à dissiper certaines « informations » dissonantes au regard de la « partition d’origine » (JMV, Hêtre, alchimie…)
Quel lien peut-on faire avec les "ondes scalaires" ?
Certains rapprochent la vibration subtile (symbolisée par les rayons ondulés) aux « ondes scalaires » des physiciens.
Le terme reste toutefois délicat et demande à être manié avec prudence.
Dans les usages spéculatifs qui en sont fait, les « ondes scalaires » désignent une action subtile, supposée relever davantage d’une dimension informationnelle (scalaire) qu’énergétique au sens classique. Dans cette approche, il ne s’agirait pas d’une onde physique, identifiée comme telle par la science actuelle, mais plutôt d’une onde « potentielle » dotée d’une dimension informationnelle, préexistante dans le monde quantique, et imprégnant l’ensemble de l’univers.
Dans cette perspective, il ne s’agirait pas d’une onde transversale comme la lumière électromagnétique, mais plutôt d’un principe vibratoire porteur d’information. Certains y voient une sorte de trame subtile. Parce que sa dimension serait non physique, elle ne pourrait pas agir sur la matière par impact direct : elle interviendrait plutôt par résonance, lorsque celle-ci se trouve accordée à une certaine fréquence ou à une certaine organisation.
Une telle vision associe alors ces « ondes » à une fonction essentiellement organisatrice : elles n’apporteraient pas tant de la force que de la forme, pas tant une énergie brute qu’une information structurante. Elles se situeraient ainsi du côté de la cohérence, de l’ordre, et de la mise en relation : autrement dit de ce que certains appellent la néguentropie.
Cette distinction fait écho à certaines conceptions alchimiques.
Dans les textes hermétiques, tout procède d’une Unité primordiale, source intangible d’où émerge la Materia Prima. Celle-ci se différencie ensuite en deux principes, deux Lumières complémentaires, souvent associées aux polarités fondamentales de l’existence.
- Le premier, le Nitre (ou l’Azoth) correspond au rayon droit : il est la force qui pénètre et donne vie, l’énergie qui anime, impulse et nourrit. Il imprime une direction et actualise ce qui n’était encore qu’en puissance.
- Le second, le Soufre correspond au rayon ondulé : il s’apparente à un souffle vivant, une force invisible opérant par résonance. Là où le Nitre met en mouvement et nourrit, le Soufre éveille, structure et rend possible l’éveil et l’évolution en instaurant une dynamique de croissance.
On dit que le Soufre est un « fixe » car il doit être porté… par résonance.
Il agit comme un principe fécond, à la fois semence de formes, de leur sens et de leurs déploiements.
Le Nitre met donc en mouvement, nourrit et impulse ;
Tandis que le Soufre informe, structure et fait évoluer.
C’est peut-être à la « lumière » de cette double perspective que l’on peut mieux comprendre ce que certains entendent aujourd’hui par le mot « énergie » dans les pratiques de soin énergétique ou de magnétisme :
Non pas seulement une « énergie » qui donne de la force ou de la vitalité ;
Mais aussi une « énergie » de régénération, capable de restaurer un ordre,
ou de restaurer une information qui s’est altérée – par la maladie, le vieillissement, le stress ou d’autres facteurs de déséquilibres..
Soins alchimiques
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Pour ce faire, je me sers de la langue des oiseaux qu’exprime le corps,
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