Changer le plomb en Or La quète de toute alchimie intérieure...
PARTIE 1
Transmuter le plomb en or :
l’alchimie opérative
Le rêve des alchimistes du moyen-âge
Quand on parle d’alchimie, une expression nous vient spontanément à l’esprit : « transmuter le plomb en or ».
Ce rêve a longtemps animé de nombreux alchimistes, qui espéraient ainsi accéder à la richesse et à la fortune. Le plomb est une matière commune, peu coûteuse et relativement peu utilisée en raison de sa grande toxicité. L’or, au contraire, est un métal précieux et rare, remarquable par sa couleur. Il est le seul métal naturellement doré, ce qui en a fait le métal des rois.
Transmuter le plomb en or semblait donc représenter une véritable aubaine pour les aventuriers en quête de richesse facile. C’est pourquoi tant de nos ancêtres ont consacré leur vie (et parfois leur santé) à manipuler cornues, liquides visqueux, feu et soufflets, dans l’espoir de découvrir la fameuse pierre philosophale capable d’accomplir un tel prodige. On raconte que certains y seraient parvenus, comme Nicolas Flamel ou le comte de Saint-Germain.
Légende, réalité ou mythe : il est sans doute impossible de le savoir aujourd’hui.
Il n’empêche qu’un fait est désormais établi : la transformation du plomb en or est impossible par une simple réaction chimique, car ces deux métaux ne sont pas le même élément. Le plomb, dont le symbole est Pb, possède 82 protons, tandis que l’or, Au, en possède 79. Or, en chimie, le noyau de l’atome n’est pas modifié par les réactions. Le plomb ne peut donc pas devenir de l’or par un procédé chimique classique.
L'expérience Alice
Il existe toutefois une voie plus récente permettant théoriquement cette transformation : la physique nucléaire. Le 9 mai 2025, le CERN, à Genève, a annoncé que l’expérience ALICE avait réussi à produire très brièvement de l’or à partir de plomb (grâce au LHC, le grand collisionneur de hadrons, l’accélérateur de particules le plus puissant au monde) : quelques 29 picogrammes d’or ont été fabriqués, soit 0,000 000 000 029 gramme… La belle affaire ! Bien trop peu pour espérer devenir riche…
De surcroit, cette transformation est loin d’être pérenne : l’or produit n’est pas stable et se désintègre en d’autres particules, presque aussitôt après…
On comprend donc avec ces deux arguments scientifiques, (chimique et nucléaire) que l’affirmation alchimique d’une transformation du plomb en or au Moyen Âge, puisse faire sourire plus d’un scientifique…
Pourtant, les alchimistes opératifs ne renoncent pas à cette idée. Selon eux, c’est grâce à la pierre philosophale que cette transmutation serait possible : il manquerait donc un ingrédient, un procédé, un artifice secret, permettant d’accomplir l’opération…
Soit !
« L’alchimiste découvrant le phosphore » – Joseph Wright.
La lumière du phosphore : l’Or caché au coeur de la matière
Transformer le plomb en or :
l’alchimie spirituelle
Il existe cependant une autre voie : l’alchimie spéculative appelée aussi alchimie spirituelle. (voir mon article Qu’est ce que l’alchimie?)
Le terme de spéculatif peut surprendre, tant on l’associe volontiers à quelque chose d’hypothétique, voire d’illusoire, à l’image de l’alchimie opérative, qui s’obstinerait à produire ce que la science a démontré être impossible…
Or l’alchimie spéculative n’a rien à voir avec l’alchimie opérative… Si on revient au sens littéral, « spéculatif » vient du latin speculare, qui signifie « observer » ou « contempler ». L’alchimie spéculative désigne ainsi une démarche philosophique et spirituelle qui cherche à comprendre les lois de la nature (aussi bien physiques que spirituelles) et à les calquer pour les appliquer à la transformation de l’être humain, de l’intérieur.
L’alchimiste observe la nature et constate que ses rythmes épousent le cycle des saisons : la naissance au printemps, l’accomplissement en été, le labour et les semailles à l’automne, la gestation en hiver. L’intuition de l’alchimiste spéculatif est alors la suivante : calquer sur son propre microcosme les lois du macrocosme (dissoudre les lourdeurs, labourer le vieux sol, laisser mourir ce qui doit mourir, pour faire advenir le neuf…)
Le laboratoire de l’alchimiste spéculatif est alors en lui-même : il est lui-même le plomb, l’or, la pierre philosophale… qu’il lui appartient de produire par un patient travail intérieur.
Son objectif est de transmuter ses propres défauts en qualités, ses tourments en capacités, comme le plomb symbolique -grossier, toxique et lourd- se changerait en Or, métal précieux par excellence. En langue des oiseaux, (voir mon article sur La langue des oiseaux) « précieux » peut s’entendre « près cieux » (près des cieux) : l’Or serait donc une essence noble, voire divine, que l’alchimiste ne cherche pas à produire en tant que matière, mais à faire advenir à l’intérieur de lui-même…
Pendant des siècles, ce savoir de l’alchimie est resté secret.
Peut-être parce qu’on le jugeait dangereux pour ceux qui n’y étaient pas préparés : tout pouvoir devient périlleux entre les mains de celui qui ne possède ni la sagesse ni la modération nécessaires pour en faire usage. Mais peut-être aussi parce qu’il pouvait menacer ceux qui détenaient le pouvoir : un individu parvenu à l’achèvement de son « œuvre » -libre, éveillé, soustrait aux peurs et désirs qui l’asservissaient- peut constituer une menace pour tout système d’autorité établi.
Par la lecture de leurs grimoires, toujours obscurs et chargés de symboles, il apparaît clairement que les alchimistes ont volontairement codé leur enseignement. Ils empruntaient le vocabulaire de la chimie, celui des métaux et de l’alchimie opérative pour y dissimuler, par correspondances symboliques, un savoir destiné :
– à faire fuir les profanes, (on l’a dit
– à échapper aux persécutions (aussi),
– mais peut-être plus encore à transmettre une connaissance subtile que seuls les esprits préparés pouvaient recevoir…
Car ce langage voilé développait de lui-même, chez le disciple, les qualités nécessaires à l’acquisition du savoir : le patient labeur, la tempérance, l’intuition nourrie de méditation (ce que l’époque nommait orare, la prière) et enfin cette sagacité particulière que les Anciens appelaient ingenium (et que nous nommerions aujourd’hui sérendipité) – la faculté de percevoir les correspondances secrètes entre les choses, de relier des idées éparses pour qu’ensemble elles prennent sens, à l’image du « langage subtil de la nature ». (Voir mon article sur La langue des oiseaux)
Dans la pensée hermétique (de Ficin à Paracelse ), le monde est un livre où tout se répond : celui qui sait lire les « signatures » des choses (la signatura rerum, dont Boehme fera une doctrine) perçoit les liens subtils, que les autres ne voient pas. C’est la signification du « langage subtil de la nature ». (voir aussi mon article sur la notion de symbole dans Qu’est ce que la notion d’information? )
La tradition résume toute la méthode alchimique en une devise :
« Lege, lege, relege, ora, labora et invenies » (lis, lis, relis, prie, travaille et tu trouveras). On serait tenté d’y glisser un verbe qui semble s’inviter : relie. Car relire et relier, en latin comme en français, se ressemblent étrangement : relege (relis) et religa (relie). A l’infinitif, en français, le constat devient saisissant : relire et relier : les mêmes lettres…
C’est d’ailleurs sans doute là, tout le secret : à force de relire (et lire, en latin, c’est aussi parcourir : legere signifie en premier recueillir, parcourir, suivre une trace, comme si le texte ou la vie était un chemin). A force donc de suivre les indices de la vie, l’adepte finit par relier : les idées entre elles, le bas et le haut, la terre et le ciel. Et ce mouvement s’achève dans le dernier mot de la devise : «invenies » qu’on traduit couramment par « tu trouveras ».
Et pourtant, la langue latine est transparente : in-venies « tu viendras dans ».
Trouver, c’est donc entrer… : entrer dans la matière, dans la terre, dans le sens. Le VITRIOL alchimique ne le dit pas autrement : Visita Interiora Terrae… invenies : visite l’intérieur de la terre, tu viendras dans, et tu trouveras.
N’est-ce pas, d’ailleurs, le sens profond du mot religion lui-même ? Les Anciens hésitaient déjà : Cicéron la faisait venir de relegere, relire, recueillir avec soin ; Lactance, de religare, relier.
Relire et relier, les deux gestes de l’adepte, à peine distincts. Comme si lire ou parcourir le monde, c’était la condition pour se sortir de soi-même, se relier à ce qui le dépasse : découvrir l’idée, la vérité, et… renouer le lien brisé avec le divin.
Qu’est ce le plomb ou l’Or alchimique ?
Le plomb alchimique
Si l’on considère l’alchimie comme un savoir fondé sur un système de correspondances, et codé dans des symboles, le plomb peut représenter les lourdeurs de l’existence : les émotions refoulées, les mémoires traumatiques, les peurs, les mensonges, le faux-semblant, l’entropie, le temps, la vieillesse, Saturne et de façon générale, tout ce qui nous tire vers la terre… Ce qui nous plombe !
L'Or alchimique
L’Or, à l’inverse, représente ce qui est « précieux » (près des cieux), ce qui nous élève et nous rapproche du ciel. Associé au Soleil, il évoque la lumière, la connaissance, la conscience et la vérité… On peut même concevoir l’Or comme un symbole de l’information cosmique : un ordre immatériel qui précéderait la matière et s’y manifesterait sous forme de nombres, de rapports, de fonctions et de proportions.
(voir mon article Qu’est-ce que la notion d’information ?)
Ainsi l’Or pourrait être associé à la néguentropie (tendance à l’or-ganisation) s’opposant à l’entropie (tendance au dés-or-dre) et symbole du plomb : donc l’Or contribuerait à remettre les formes en or-dre et en harmonie, contrairement au plomb.
L'or et le français
Le langage lui-même semble multiplier les échos autour de l’or :
d’or, doré, orné, auréole, aurore, aura, et même Uriel..
Ces mots tissent un réseau symbolique où se rencontrent, lumière, rayonnement, éveil du soleil, connaissance, beauté, élévation et accomplissement…
L’exemple d’Uriel est particulièrement parlant. Cet archange, l’un des moins connus de la tradition judéo-chrétienne, porte un nom qui dit exactement ce qu’il est : Uri-El, « la lumière de Dieu ». Quatrième archange, il est associé au Sud – la direction du plein soleil – et est toujours représenté avec un livre (la sagesse ou la connaissance), un flambeau ou un soleil, et vêtu de jaune ou d’orange. Le livre d’Hénoch le désigne nommément comme «l’ange que le Seigneur de gloire a préposé à toutes les étoiles qui brillent dans le ciel et éclairent la Terre»
Uriel, en somme, est le symbole même de l’Or : la connaissance, l’information cosmique descendue du ciel vers la Terre pour venir l’éclairer… dans tous les sens du terme.
Mais il est un mot qui les résume tous : âme-our…
Ainsi, en langue des oiseaux, l’âme porterait l’Or… L’amour serait la consécration de cette association entre l’âme et l’Or. (Voir mon article Qu’est ce que l’amour?)
On peut pousser la lecture plus loin encore en décomposant le mot OR constitué de deux lettres : O et R, que l’on peut entendre en langue des oiseaux, eau et air : l’air (le souffle, le verbe, le soufre alchimique) pénétrant l’eau (l’âme, le mercure alchimique). Deux lettres qui disent, à elles seules, la même chose qu’âme-our : l’OR est cette lumière rentrée dans l’âme. L’Or est l’Esprit in-formant la matière subtile et or-donnant la forme.
D’autres expressions alchimiques désignent elles aussi l’Or comme siégeant dans le corps ou dans l’âme. Prenons par exemple le VITRIOL alchimique : une substance très corrosive (comparable, sans s’y réduire, à de l’acide sulfurique) et utilisée en alchimie pour dissoudre la matière brute, briser l’enveloppe épaisse qui la protège, une sorte de kératine (armure protéinée faite de cornes, sabots, griffes ou plumes) qui s’est rigidifiée en défense et qui protège les animaux… Or la tradition a fait de ce mot un acrostiche célèbre : « Visita Interiora Terrae, Rectificando Invenies Occultum Lapidem » (Visite l’intérieur de la terre et en rectifiant, tu trouveras la pierre cachée).
En langue des oiseaux, VITRIOL peut s’entendre comme « L’or y vit ». Comme si le vitriol portait en son sein le secret de sa propre transmutation : l’Or y est déjà présent, mais semble-t-il, inversé !! … « Visite l’intérieur de la terre et en rectifiant, tu trouveras la pierre cachée ». En rectifiant : il ne s’agit donc pas de créer l’Or, mais de dissoudre avec le vitriol, l’épaisse couche de kératine, puis de rectifier le faux, pour que s’épanouisse … la pierre de vérité.
A l’instar du charbon, noir, friable et opaque, qui peut se transformer en diamant transparent, dur et scintillant sous l’effet de certaines contraintes (pression et température).
« L’or y vit »… logo doré de alchimie intérieure à Tours 37
Le nombre d'or φ
Cette même idée s’exprime mathématiquement dans le fameux nombre d’Or, noté φ (phi), également appelé « proportion dorée ». Ce nombre -solution de l’équation φ² = φ + 1- vaut (1+√5)/2 ≈ 1,618… On le retrouve dans les proportions de la nature : dans l’arrangement des pétales de fleurs, des graines de tournesol, des écorces de pin, dans les spirales des coquillages et des galaxies, dans les segments du corps humain, dans la géométrie du pentagramme, dans la structure des quasi-cristaux. Les bâtisseurs du moyen-âge l’ont utilisé pour construire les proportions des cathédrales.
Ce nombre serait particulier, car il renfermerait le précieux Or.
Il ne s’agit pas ici du métal, mais d’un principe organisateur : un modèle immatériel auquel toutes les structures vivantes résonnent.
Ainsi, le plomb pourrait symboliser une matière ou une structure désordonnée, désaccordée à l’ordre cosmique et incapable de rayonner ou d’exprimer la lumière.
L’Or, métal précieux et réfléchissant par excellence, serait alors l’image de la matière transmutée : une structure devenue harmonieuse, capable de capter et de refléter l’information lumineuse.
Et ce qui étonne, c’est que le langage lui-même semble l’avoir su :
là où il parle de mise en ordre, il parle d’Or.
« Structure » vient du latin struere (construire, empiler, arranger) et en langue des oiseaux on entend struct-ur : construire l’Or.
« Or-donner » : recevoir le don de l’Or.
« Or-gan-iser » : gagner de l’Or.
Trois mots, une même opération de néguentropie : arranger la matière pour que l’Or puisse entrer et venir s’y déposer…
La Belle au bois dormant ?
Un conte alchimique...
La princesse Aurore et son Or
Le conte de La Belle au bois dormant peut sans doute éclairer cette lecture.
Ladite « belle » est la princesse Aurore.
Son nom est doublement emblématique car il porte en lui la promesse de l’or, et même une promesse double : Aur-Or.
Car Aurum veut dire Or en latin; Mais Aura signifie souffle en grec !
Ainsi l’Or qui vibre…, qui vit.., ou qui parle…
Bien sûr, son nom Aurore est également le moment de la journée où le soleil se lève, lorsque la nuit s’achève et que la lumière du jour commence à paraître. Aurore porte donc en elle la promesse du réveil du Soleil, le réveil de l’Or.
Dans le conte, Aurore est maudite dès son baptême par une méchante sorcière : à ses seize ans , elle devra se piquer le doigt sur un fuseau et tomber dans un sommeil profond.
Remarque : 16, en alchimie comme au tarot, est le chiffre de la Tour frappée : l’épreuve qui précède l’étoile, la chute avant le réveil).
Le royaume entier s’endormira avec elle, suspendant ainsi le temps, la vie et la conscience, jusqu’à ce qu’un preux chevalier, un siècle plus tard, ait le courage d’affronter les méchantes broussailles protégeant le château, et la réveille par un baiser d’ « amour vrai ».
(voir mon article Qu’est ce que l’amour?)
Sous son apparence enfantine, le conte peut se lire comme un récit alchimique. En langue des oiseaux, La Belle au bois dormant pourrait devenir « la Belle au bois d’or-ment ». Le bois évoquerait alors l’écorce dure et protectrice qui entoure le château. Mais cette écorce (image du mental et du faux or) ment : ce qui plonge la princesse dans le sommeil.
La vérité et l'Or
Le mensonge serait ainsi semblable à un faux or : un éclat trompeur, une couche brillante qui dissimule la véritable lumière intérieure, le vrai Or.
Le conte nous inviterait d’ores et déjà, à distinguer la lumière authentique de ses imitations. L’Or véritable ne serait pas seulement le métal précieux -près des cieux- mais la vérité de la princesse, son essence, ce qu’elle Est. L’Or serait cette Vérité intérieure vers laquelle l’on avance difficilement par un chemin intérieur -celui du pèlerin, du chevalier ou de l’âme en quête de sens. On peut alors comprendre le sommeil de la princesse comme celui d’une âme cristalline recouverte d’oripeaux. Tant qu’elle demeure voilée, plombée par des mensonges ou des faux-semblants, la fréquence de sa Vérité intérieure se désaccorde par rapport à l’ordre cosmique, et elle ne peut plus vibrer pleinement : elle s’endort…
Mais lorsqu’elle se purifie, elle redevient naturelle, elle redevient la vérité nue, transparente, accordée à l’ordre cosmique. Elle se met alors à vibrer en résonance avec lui, celle de l’ame-our (le vrai) : et elle se réveille…
Cymatique d'une goutte d'eau
Pour mieux comprendre, je présente ci-dessous la cymatique d’une goutte d’eau pure, excitée à l’une de ses fréquences de résonance.
Si on fait vibrer cette goutte avec un excitateur, pour certaines fréquences correspondant aux fréquences propres fo de la goutte (sa vérité interne), celle-ci se met à vibrer fortement, réalisant par le même temps un schéma harmonique dans l’espace.
On dit que la goutte résonne avec l’excitateur : l’excitateur la réveille.
On voit que la vibration seule suffit à faire émerger la forme :
la matière n’a pas été sculptée, elle a été accordée.
Par contre, si la fréquence de l’excitateur n’est pas en syntonie avec la fréquence propre fo de la goutte, alors il n’y a pas résonance, et la goutte ne vibre pas ou alors sa vibration est très atténuée.
Je présente ci-dessous, la courbe de résonance d’un oscillateur montrant sa vibration maximale acquise lorsque l’excitateur fait vibrer l’oscillateur sur sa fréquence propre fo
Et la baisse de vibration, voire l’absence de vibration quand la vibration de l’oscillateur est amortie par un milieu extérieur et que la fréquence propre fo se désaccorde.
Vénus Luciférus
Lorsque Aurore se réveille, elle devient Vénus Luciferus, l’étoile du matin : celle qui annonce la naissance du Soleil, celle qui en porte la lumière et qui, symboliquement, contribue à le faire lever.
L’Or des alchimistes n’est donc pas une substance : c’est une Aurore…
Et quand l’adepte achève son Œuvre, ce n’est pas un lingot qu’il produit, mais un lever de soleil en lui-même…
grâce à la structure finement retrouvée de son âme.
Du plomb à l'Or : la recherche de la pierre philosophale...
Ainsi, le travail de l’alchimiste est de purifier son âme, de la nettoyer, pour qu’elle puisse résonner avec la vibration de l’univers.
Cependant le problème de la lumière, c’est qu’on ne peut pas la capturer…
Toutefois, il est possible de la garder en soi par résonance : il s’agit alors de retrouver la vibration originelle de son âme, en la purifiant.
En physique, une cavité résonnante retient la lumière d’autant plus longtemps qu’elle est pure et bien accordée : c’est ce qu’on appelle son facteur de qualité. L’âme purifiée serait comme une telle cavité d’accord : elle garde la lumière parce qu’elle ne la parasite plus.
C’est ainsi qu’elle retrouve sa vérité essentielle… et se laisse vibrer par la lumière, qui deviendra alors captive, ou plutôt… volontairement mariée. D’où sans doute le lien avec l’anneau d’or, qui scelle le mariage, et notamment le mariage alchimique du soufre philosophique (l’Or solaire, le principe volatile à fixer) et du mercure philosophique (l’âme, le principe fixe vibrant).
Les alchimistes le formulaient ainsi « il faut fixer le volatil » : l’anneau est ce cercle qui fixe.
Car la lumière ne se possède pas : elle s’épouse !
Soins alchimiques
Je propose des soins alchimiques permettant de transformer tout ce qui est lourd en nous (nos blocages, nos mémoires, nos traumas) en opportunité…
Pour ce faire, je me sers de la langue des oiseaux qu’exprime le corps,
et j’utilise les techniques alchimiques de Solve et Coagula : dissoudre l’ancien, faire place nette, pour laisser advenir le nouveau…
Si ces mots résonnent en vous, n’hésitez pas à consulter MES PRESTATIONS, ou à prendre RENDEZ-VOUS.
Chaque séance est unique et adaptée à votre besoin du moment.
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La pierre philosophale est une pierre que nous avons tous à l’intérieur de nous-mêmes, et qui, dans la tradition alchimique, permettrait la transmutation du plomb en Or.
Réflexion sur cette pierre magique
Changer le plomb en or : le rêve de tous les alchimistes. Et pourtant derrière les mots, et la cupidité lié à la possession de richesse, se cache peut-être une matière noble l’Or, sans doute plus spirituelle que matérielle, et que l’adepte se doit de faire émerger en soi en se servant de sa matière vile, le plomb et de la pierre philosophale
Le plomb alchimique symbolise la maladie de l’âme, ce qui la plombe et la rend malade.
Par extension, l’Or est bien cette « matière » qui la réveille, la vitalise et la guérit…
L’information est omniprésente au XXIe siècle. Et pourtant sait-on seulement ce qu’elle est ? Une réflexion sur l’information mélant vibration, physique quantique, énergie, informatique et soins alchimiques
La Méthode JMV® est une approche énergétique développée par Jean-Marc Vergnolle, qui vise à déprogrammer les allergies, les intolérances alimentaires ou les troubles émotionnels. Ceux-ci sont souvent la cause de nombreux troubles de santé. En agissant sur ces mécanismes, la méthode JMV cherche à rétablir un retour vers la santé naturelle.
Le mot amour est devenu un mot-valise. On y dépose pêle-mêle nos rêves, nos espoirs, nos idéaux, nos manques aussi. Il est souvent réduit à la romance, à l’affect ou à une vision embellie de la relation, comme s’il désignait d’emblée une évidence idéale, universelle, douce et consensuelle….
Mais ce mot amour est-il si simple que cela?
L’alchimie n’est pas une simple relique du passé. Elle semble plutôt s’apparenter à une sagesse vivante qui a traversé les siècles et les continents. Ses traces apparaissent dans l’Égypte ancienne, chez les Arabes, en Chine, en Inde, et jusqu’en Europe médiévale et renaissante.
Contrairement à l’idée reçue qui en fait une simple précurseure maladroite de la chimie moderne, elle pourrait bien être, au contraire, une connaissance perdue dont la science contemporaine n’en a redécouvert que quelques fragments.
On dit souvent que l’alchimie se résume à un seul principe : « Solve et Coagula ». Considéré comme le cœur du Grand Œuvre, il contient, d’une certaine manière, tout le secret de la transformation intérieure.
Dans sa formulation latine, Solve renvoie à l’idée de dissoudre, tandis que Coagula évoque la coagulation : autrement dit, défaire puis recomposer.
C’est l’idée même du passage : relâcher ce qui est figé, pour reconstruire une forme plus juste.
La langue des oiseaux est une langue à la fois occulte et symbolique, fondée sur les jeux de sons et de correspondances phonétiques. Elle aurait servi, durant certaines périodes de l’histoire, à exprimer des vérités cachées sans s’exposer directement, en dissimulant le sens sous une forme accessible seulement à ceux initiés, à ceux « qui savent entendre » ! Cette pratique ancienne était très prisée, notamment des alchimistes pour coder leurs connaissances, à la fois du pouvoir en place, mais aussi des profanes.
Le mot « énergie » est complexe, car même en science, sa définition reste en partie limitée.
Richard Feynman, prix Nobel de physique en 1965 pour ses travaux en électrodynamique quantique, le reconnaissait lui-même en affirmant : « Dans la physique d’aujourd’hui, nous n’avons aucune connaissance de ce qu’est l’énergie. »

