Skip to main content Scroll Top

Qu'est ce que l'amour ?
email Prendre rendez-vous
Qu'est ce l'amour? Alchimie interieure à Tours vous propose une réflexion symbolique et alchimique de ce concept si complexe et si essentiel que ce mot d'âme-lumière à Tours 37

Qu'est ce que l'amour ? Réflexion sur sa symbolique et son sens...

Pourquoi faire un post sur l’amour ?

Le mot amour est devenu un mot-valise. On y dépose pêle-mêle nos rêves, nos espoirs, nos idéaux, nos manques aussi. Il est souvent réduit à de la romance, à l’affect ou à une vision embellie de la relation, comme s’il désignait d’emblée une évidence idéale, universelle, douce et consensuelle.

Dans certains milieux spirituels ou ésotériques, le mot amour est même devenu une sorte de sauf-conduit symbolique, une réponse toute faite à la souffrance du monde. Il suffirait d’aimer davantage, de faire l’effort de se réconcilier, de pardonner, et l’humanité se sauverait d’elle-même. Il suffirait de donner plus d’amour et tout serait résolu.
          Soit ! Mais quel amour ? De quel amour parle-t-on ? Et est-ce si simple que cela??
Cette vision, si belle soit-elle, demeure souvent abstraite. Elle repose parfois sur un amour idéel, presque irréel, davantage invoqué que véritablement incarné.

Les grecs  distinguaient 8 types d’amour : Eros, Philia, Agape, Philautia, Ludus, Storge, Pragma et Mania. 

1) Éros (ἔρως) : l’amour passionné, le désir, l’amour sensuel.
2) Philia (φιλία) : l’amour platonique, l’amitié et la camaraderie.
3) Agápe (ἀγάπη) : l’amour altruiste, divin, inconditionnel.
4) Storgē (στοργή) : l’amour familial, l’affection parentale.

5) Philautia (φιλαυτία) : l’amour-propre, l’amour de soi, la fierté.
6) Ludus (λούδος) : l’amour ludique et léger.
7) Pragma (πράγμα) : l’amour pragmatique, basé sur la durabilité et la compatibilité.
8) Mania (μανία) : l’amour passionné, obsessionnel, pouvant conduire à la folie.

Huit mots en grec, un seul en français : l’amour est bien une notion à dimensions multiples.

Par ailleurs, l’amour n’est pas nécessairement ce qui apaise d’emblée. Il n’est pas toujours confort, fusion ou pacification immédiate. Il peut être aussi ce qui reprend, ce qui ne laisse pas faire, ce qui révèle, ce qui tranche, ce qui oblige à voir.
Lorsque le Christ dit : « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée », il rappelle que tout amour, avant d’être paix, doit d’abord apprendre à séparer le vrai du faux, l’authentique de l’illusion, le bon grain de l’ivraie, l’être profond des constructions qui l’enferment.
Car comment aimer ce qui nous abuse ? Comment aimer ce qui ne nous respecte pas, sans d’abord reconnaître l’abus comme abus, le mensonge comme mensonge, la violence comme violence ?
L’amour véritable ne consiste pas à être tolérant à tout, à tout accepter indistinctement.
Il ne demande pas de se dissoudre dans une bienveillance sans limites, ni de confondre pardon et déni, compassion et complaisance. Il suppose au contraire une capacité à voir clairement, une capacité à comprendre les nuances.
  Ainsi aimer n’est pas fermer les yeux : c’est les ouvrir davantage.

De la même manière, on sent qu’il faut de la compréhension pour pouvoir aimer quelqu’un qui nous a maltraités. Non pas pour excuser le mal, ni pour effacer ce qui a été vécu, mais pour ne pas rester prisonnier de la blessure, de la haine ou de la pure réaction.
Car comprendre, c’est replacer un être, un acte, une histoire dans une profondeur plus vaste, afin de ne pas réduire définitivement quelqu’un à ce qu’il a fait. Non pour l’excuser, mais pour comprendre son acte…

Dans toutes ces situations, on voit que le mot amour est moins une idée fixe qu’un chemin.
Il n’est pas seulement un élan du cœur, ni une émotion généreuse. Il est associé à la compréhension, au discernement, et donc à la sagesse et à la conscience.
L’amour demande d’apprendre à voir, à distinguer, à accueillir, mais aussi parfois à poser des limites.

Lorsque le Christ dit : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés », il ne parle pas d’un amour sentimental ou abstrait, mais d’un amour incarné, exigeant, capable  de don, de fidélité mais aussi de vérité, de lucidité, de clarté et de justice. 

L’amour, comme chemin initiatique..

Ainsi l’amour n’est pas seulement un sentiment, il est plutôt une vertu, une disposition intérieure, une manière d’être au monde. Certains diraient même une « énergie« , au sens où comme l’énergie : il met en mouvement, réchauffe, relie, transforme et oriente l’existence.

Peut-être est-il même la première des vertus. Car sans amour, la vie ne vaut sans doute pas la peine d’être vécue. Qui voudrait d’un monde barbare, guerrier, mû par la seule loi du plus fort, de l’égoïsme et de la domination ? À quoi bon vivre s’il n’existe aucun amour ?
S’il n’y a ni tendresse, ni réconfort, ni présence pour adoucir la dureté de l’existence, alors à quoi bon ? Saint Paul le dit avec force dans sa première lettre aux Corinthiens :

« J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. »

Autrement dit, sans amour, même les plus grandes qualités deviennent vides. L’intelligence, la parole, le savoir, la puissance ou même la spiritualité peuvent devenir creux s’ils ne sont pas portés par une force d’amour véritable.

Car cette force d’élévation peut se déformer lorsqu’elle manque : la loi du plus fort apparaît souvent là où l’amour a manqué. Lorsqu’une personne n’a jamais vraiment reçu d’amour, de sécurité ou de réconfort, elle peut chercher à devenir forte à tout prix, non par grandeur, mais pour ne plus subir. Pour ne plus revivre l’humiliation, la peur, l’abandon ou les blessures traumatiques. Alors naît parfois cette logique dure : mieux vaut oppresser qu’être oppressé ; mieux vaut être du côté du plus fort que du côté de celui qui souffre.

Toutefois, le manque d’amour a aussi son revers paradoxal. On peut également devenir égoïste, arrogant ou capricieux non par absence totale d’amour, mais par excès d’un amour : trop de cadeaux, trop de confort, trop d’attentions, trop de protection, trop de mets raffinés, trop de réponses immédiates au désir.
Un amour sans limite, sans exigence et sans cadre peut nourrir la toute-puissance infantile, au lieu d’aider à grandir.

On comprend alors que l’amour véritable n’est pas seulement une quantité.

Il ne suffit pas d’aimer «beaucoup». Encore faut-il aimer justement ! 
Un amour bien dosé, éclairé par le discernement, devient sans doute l’un des grands moteurs de la vie. Il s’oppose à l’égoïsme, au caprice, à la prédation, et au désir de toute-puissance.

Aimer, ce n’est donc pas tout permettre. Ce n’est pas céder à toutes les demandes, ni combler tous les manques, ni éviter toute frustration.

Aimer, c’est donc : parfois consoler ; parfois encourager ; Mais aussi parfois dire non ; parfois poser une limite ; 
parfois laisser l’autre faire l’expérience du réel.

Ainsi l’amour nous impose de mûrir, de devenir moins infantile dans notre rapport au monde. Il nous oblige à sortir de la simple revendication personnelle – je veux, j’exige, je prends  – pour entrer dans une relation plus consciente à l’autre, à soi-même et à la vie.

C’est peut-être pour cette raison que l’être humain part, souvent inconsciemment, à la découverte du monde, tel le pèlerin du tarot. Il quitte ses certitudes premières, traverse des expériences, rencontre des limites, des blessures, des attachements et des séparations.  « Je suis le chemin, la vérité et la vie », disait le Christ. 
Par cette parole, le Christ ne sépare pas l’amour de la vérité, ni la vie du chemin à parcourir. Peu à peu, il nous apprend que l’amour n’est ni possession, ni confort permanent, ni simple émotion agréable : l’amour devient un chemin d’apprentissage qui nous enseigne… Il nous enseigne à recevoir sans dépendre, à donner sans nous perdre, à protéger sans enfermer, à désirer sans posséder, à comprendre sans tout excuser. Il nous enseigne le métron, le chemin du milieu dans la dualité…

On se rend compte alors que l’amour est une force de maturation, peut-être même l’une des voies principales par lesquelles l’être humain devient réellement adulte, une force qui commence par nous apprendre la maîtrise : la maîtrise de nos désirs, la maîtrise de notre jouissance, puis la maîtrise de toutes choses de la vie…

L’amour comme force d’élévation...

Chez Platon, notamment dans Le Banquet, l’amour n’est pas seulement une émotion : il est le moteur de l’élévation de l’âme.

La philosophie cherche à convertir l’âme vers le «vrai», le «bien» et le «beau» ; Or cette conversion commence par Éros, c’est-à-dire par le désir. Platon en donne le sens à travers le mythe de sa naissance : Éros naît de Poros, le chemin, la ressource, l’ingéniosité, et de Penia, la peine, le manque, la pauvreté.
Eros-désir, est donc à la fois indigence et chemin d’invention. Il ne possède pas ce qu’il désire, mais il cherche, il ruse, invente des chemins pour s’en approcher.
Ainsi, aimer, ce n’est pas posséder : c’est d’abord tendre vers… L’amour naît du manque, mais il transforme ce manque en mouvement. Il se tient entre l’ignorance et le savoir, entre la pauvreté intérieure et la plénitude recherchée.
Le philosophe lui-même ressemble à Éros : il n’est pas sage, puisqu’il cherche encore la sagesse ; mais il n’est pas ignorant, puisqu’il sait qu’il désire apprendre.

Dans le discours de Diotime, Sur le chemin de l’amour, cette dynamique devient une véritable ascension. L’amour commence par la beauté d’un corps, puis la beauté des âmes, celle des actions justes, des lois, la beauté des sciences, de la pensée, de la Sagesse, jusqu’à trouver la Beauté en soi, une « Beauté éternelle qui ne connaît ni la naissance ni la mort, et qui jamais ne change ».
Ainsi en montant le désir primal se purifie : amour du plaisir, puis amour du beau, amour de la raison, de la justice, du Vrai, et enfin… de Dieu.

Le désir serait donc comme la fondamentale de l’amour, portant en elle tous ses harmoniques : désir, tendresse, admiration, amour de la connaissance, du juste, du divin. Chaque forme d’amour serait une vibration plus ou moins élevée d’un même appel.

Ce que l’être humain prend d’abord pour une simple attirance devient ainsi une pédagogie secrète. On pourrait y voir une ruse de Dieu tendue à l’âme pour l’arracher à son inertie. Dieu attire l’être humain par le plaisir, non pour l’y enfermer, mais pour le mettre en marche.
Le désir devient alors chemin, initiation, force d’élévation : ce par quoi l’âme, croyant chercher le plaisir, apprend peu à peu à désirer Dieu.

Cette logique d’élévation se retrouve dans la figure du Fou du tarot.

Le fou du tarot part à la découverte du monde, mais se faisant, se découvre lui-même chez alchimie interieure à Tours 37


Le Fou (qu’on peut lire ici le fauve 😜) part avec son bâton de pèlerin, sans savoir encore où il va. Il avance désordonné, traversé par des pulsions « animales » qu’il ne comprend pas. Sa culotte mal réajustée, son corps encore livré aux forces premières du désir, révèlent cette nature folâtre, primale et désorganisée du fou : l’être humain commence souvent son chemin dans la confusion de ses désirs. Mais c’est précisément cette quête qui lui permet d’advenir à lui-même.
Comme Éros, le Fou est mû par un manque : il croit suivre une attirance confuse. Pourtant, cet élan devient chemin : le désir, d’abord brut et naïf, se transforme peu à peu en connaissance.
  L’amour  est donc une « force » : la force qui pousse le pèlerin à grandir…

Jusqu’à ce que le désir de jouir se transforme en désir d’aimer, désir de comprendre, puis désir d’aimer le vrai, le juste, pour finir par aimer le divin…

L’amour comme altérité...

L’amour est également une force qui nous ouvre à l’altérité.
Sans l’autre, sans cette force qui nous attire vers lui, sans ce mouvement qui nous pousse à le découvrir, que resterait-il ? Quelle misère humaine qu’une vie sans compagnie, réduite au labeur, à la souffrance, à une existence de fourmi qui s’échine comme un esclave.

L’amour nous pousse à découvrir l’autre comme autre chose que notre ego, autre chose que notre nombril. Il nous invite à dépasser le désir égoïste de nos pulsions premières, pour nous intéresser à autre chose qu’à nous-mêmes, qu’à notre ventre, qu’à notre seule survie. En ce sens, il nous apprend l’altérité.

Il nous enseigne aussi la politesse, qui est peut-être la forme première, presque enfantine, du respect. Dire bonjour, remercier, écouter, ne pas envahir l’espace de l’autre : autant de gestes simples par lesquels nous reconnaissons déjà que l’autre existe, qu’il n’est pas un prolongement de nous-mêmes, ni un objet à notre service.

Mais l’amour doit aussi apprendre la mesure…
Trop d’amour tourné vers l’autre peut conduire à s’oublier soi-même, à devenir l’esclave de l’autre, sa serpillière, celui qui donne sans jamais recevoir. À force de vouloir aimer, aider, sauver ou se sacrifier, on peut finir par trahir son propre amour-propre.
À l’inverse, l’absence d’amour pour l’autre peut produire une relation froide, prédatrice et manipulatrice. Le pervers narcissique, par exemple, ne reconnaît pas vraiment l’altérité : l’autre n’est pas accueilli comme un être libre, mais utilisé comme un miroir, une possession ou un instrument. Tel Narcisse, il s’aime trop lui-même et ne reconnaît l’autre que comme son objet, son reflet ou son outil. Il manipule les affects pour que l’autre lui appartienne, pour qu’il devienne dépendant, soumis, voire esclave.

Il y a donc une juste mesure à trouver entre ces deux extrêmes : aimer l’autre sans se dissoudre en lui ; s’aimer soi-même sans se fermer aux autres. L’amour véritable permet d’acquérir le sens de l’altérité sans trahir l’autre, et l’altérité sans se trahir soi-même, sans renoncer à sa dignité, sans sacrifier son amour-propre.

L’amour peut aussi nous faire découvrir l’autre comme un autre nous-même. C’est souvent ce qui nous bouleverse chez lui : nous reconnaissons dans ses failles, ses blessures ou ses manques quelque chose qui résonne avec notre propre histoire. Paradoxalement, ce sont parfois les blessures de l’autre, ses fragilités et ses manques qui éveillent en nous la tendresse, la compassion, le désir d’aider,  et parfois même…  l’amour.

Ainsi, l’amour ne nous apprend pas seulement à sortir de nous-mêmes.
Il nous apprend aussi à reconnaître, dans l’autre, une part commune d’humanité.

« Les clés du bonheur« , propose le Dalaï-Lama…

Les clés du bonheur par Sa Sainteté le Dalaï Lama se nomment amour, altruisme et compassion, chez alchimie interieure à Tours 37
séparateur vert tendre svg alchimie interieure

L’amour de la vérité...

Le théorème d’incomplétude de Gödel (1931) est fondateur, non parce qu’il livrerait une vérité définitive, mais parce qu’il oblige à repenser notre rapport à la vérité.

Il affirme que, « dans tout système formel cohérent, il existe au moins un énoncé qui ne peut être ni démontré ni réfuté à l’intérieur de ce système ». Autrement dit, il existe toujours une part de vérité qui excède le cadre où elle apparaît.

Cela ne signifie pas que toutes les vérités se valent, ni que la vérité serait purement relative.
Cela signifie plutôt que la démonstration dépend d’un cadre, et qu’aucun cadre, aussi rigoureux soit-il, ne peut contenir à lui seul la totalité du vrai : il y aura toujours un reste, un dehors, quelque chose qui oblige la pensée à s’ouvrir.

La portée philosophique d’une telle idée est immense : aucune doctrine, aucune vision du monde, aucune certitude ne peut prétendre épuiser le réel. Toute vérité demande à être située, comprise dans son cadre, puis naturellement dépassée dans un cadre plus vaste.

Ainsi, une vérité sans son cadre peut devenir une demi-vérité, voire une manipulation.
Ce qui est juste à une certaine échelle peut devenir faux si on l’absolutise. Dire que « la Terre est plate » est faux si l’on parle de la Terre dans sa réalité cosmique. Mais à l’échelle immédiate de l’expérience humaine, on peut traiter localement le sol comme plat par approximation pratique. À un autre niveau, on sait aussi que la terre n’est pas totalement sphérique, puisqu’aplatie aux pôles.

Ces propositions ne sont donc pas absolument vraies dans l’absolu. Elles sont plus ou moins pertinentes selon le cadre où on les formule. Ce n’est pas la vérité qui disparaît : c’est notre cadre de pensée qui doit s’élargir.

Dès lors, aimer la vérité ne consiste pas à asséner une proposition comme une arme. C’est apprendre à demander : dans quel cadre cette parole est-elle vraie ? Depuis quel lieu l’autre parle-t-il ? Quelle part du réel son point de vue permet-il de voir ? Et quelle part laisse-t-il encore dans l’ombre ?

C’est ici que l’amour de la vérité rejoint l’amour de l’autre. 
Comprendre l’autre, ce n’est pas lui donner raison en tout, ni renoncer au discernement. C’est reconnaître qu’il parle depuis un cadre, une histoire, une expérience, une blessure, une limite. C’est chercher le lieu depuis lequel sa parole devient intelligible.

En ce sens, Gödel ne nous enseigne pas directement l’amour, mais il nous enseigne une attitude sans laquelle l’amour devient impossible : l’humilité devant ce qui nous dépasse. Aimer, c’est reconnaître que l’autre n’est pas réductible à mon système d’interprétation. Il y a en lui un reste, une profondeur, une vérité qui m’échappe.

L’amour devient alors élargissement du cadre. Il m’apprend que ma vérité n’est pas nécessairement fausse, maisqu’elle est incomplète tant qu’elle refuse d’entendre ce que l’autre voit depuis son propre lieu.

En ce sens, l’amour-vérité nous apprend un des grands principes de la vie, qui est l’altérité :  la cohérence dans la différence, l’harmonie dans la plurialité.

L’amour discernement...

On comprend donc que l’amour ne s’oppose pas à la vérité : il l’exige!
Car comment aimer ce qui nous trompe ?
Comment aimer véritablement ce que l’on refuse de voir ?

L’amour sans vérité
devient aveuglement, dépendance ou illusion…
Mais inversement, la vérité sans amour devient dureté, critique, jugement, et domination.

Il faut donc tenir ensemble amour, vérité et justice.
L’amour ouvre. La vérité éclaire. Et la justice tranche.
Non pour condamner l’autre, mais pour séparer le vrai du simulacre, la parole juste du mensonge qui trompe et enferme.

Car l’amour véritable n’est pas seulement ce qui apaise : il est aussi ce qui dévoile. Il met à nu, défait les illusions, rompt les croyances, afin de rendre possible une relation plus vraie à soi, aux autres et au monde.

C’est dans cette perspective que le chemin initiatique prend tout son sens… 
A l’instar du pèlerin du tarot, l’être humain traverse des étapes, des épreuves. Le pèlerin se “pèle”, au sens où il se dépouille, il se déleste de ce qui n’est pas essentiel.. 
Comme Hercule dans ses travaux, il découvre peu à peu, lorsque tombent les illusions, ce qui demeure en lui : une Vérité intérieure.

L’amour ne serait donc pas seulement le but du chemin, mais sa note fondamentale.
Sur elle  se déploient différentes harmoniques : volonté, créativité, courage, action juste, altérité, discernement, intuition — jusqu’à l’émergence d’une conscience plus vaste.

On pourrait alors parler des sept couleurs de l’amour : non pas comme un sentiment protéiforme, mais un spectre de puissances intérieures. Comme une même lumière qui se réfracte en ses sept couleurs, l’amour se manifeste en nuances que le pèlerin est appelé à reconnaître, éprouver et intégrer.

Ainsi, qu’est ce que c’est que l’amour?
L’amour serait peut-être cela : la secrète fondamentale  de toute initiation.

Une force qui naît du désir, traverse le plaisir, affronte la limite, le pouvoir, ouvre à l’altérité, cherche la vérité, exige la justice, et conduit peu à peu l’âme vers… Dieu.

Ainsi l’amour vrai, l’amour inconditionnel…
Ce serait se re-co-naître soi-même (co-naître : naître avec) par la rencontre de l’autre, dans un mouvement cosmique toujours plus vaste, toujours plus juste, et toujours plus conscient….

Soins alchimiques

Je propose des soins alchimiques permettant de transformer tout ce qui est lourd en nous (nos blocages, nos mémoires, nos traumas) en opportunité…

Pour ce faire, je me sers de la  langue des oiseaux  qu’exprime le corps,
et j’utilise les techniques alchimiques de  Solve et Coagula  pour libérer l’ancien, faire place nette et ainsi permettre de faire advenir le  nouveau… 

Si ces mots résonnent en vous, n’hésitez pas à consulter  MES PRESTATIONS, ou à prendre  RENDEZ-VOUS. 
Chaque séance est unique et adaptée à votre besoin du moment

Vous seriez peut-être intéressés par ces autres articles…