La langue des oiseaux ou le langage secret de la nature...
Qu’appelle-t-on langue des oiseaux en alchimie ?
La langue des oiseaux est un langage...
La langue des oiseaux est un langage à la fois occulte et symbolique, fondée sur les jeux de sons et de correspondances phonétiques.
Elle aurait servi, durant certaines périodes de l’histoire, à exprimer des vérités cachées sans s’exposer directement, en dissimulant le sens sous une forme accessible seulement à ceux initiés…
A ceux qui « savent entendre » !
Cette pratique ancienne était très prisée, notamment des alchimistes, pour coder leurs connaissances, à la fois du pouvoir en place, mais aussi des profanes.
L’alchimiste Fulcanelli dans Les Demeures philosophales, en donne le contexte suivant : « Les vieux maîtres, dans la rédaction de leurs traités, utilisèrent surtout la cabale hermétique, qu’ils appelaient encore langue des oiseaux, langue des dieux, gaye science ou gay savoir. De cette manière, ils purent dérober au vulgaire les principes de leur science, en les enveloppant d’une couverture cabalistique. »
La langue des oiseaux apparaît ainsi comme un langage à double fonction : outil de dissimulation, certes, mais tout autant outil de révélation. Elle cache pour protéger… mais elle dévoile à celui qui sait écouter… Elle ne cherche pas à exclure par goût du secret : elle vise plutôt à préserver des enseignements qui exigent une certaine maturité de compréhension. Car une vérité mal reçue ou mal interprétée peut autant égarer, qu’éclairer. Le mythe de Prométhée nous le rappelle. Le feu de la connaissance est toujours à double tranchant : bien utilisé, il éclaire et élève. Mal utilisé, il peut devenir dangereux. Rabelais en donnait déjà l’avertissement :
« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ! »
Exemples de mots en langue des oiseaux
Quand elle cherche à révéler, la langue des oiseaux fonctionne comme un langage à double fond, proche du « koan » japonais : dire sans dire, montrer sans exposer. À l’image du symbole, elle invite à décrypter, découvrir, plutôt qu’à en consommer le sens.
Quelques exemples illustrent ce principe :
· « la magie » → « l’âme agit »
· « un passage » → « un pas sage »
· « maladie » → « mal a dit »
· « maux » → « mots »
· « amour » → « âme or »
· « oiseaux » → « ois haut » (ois – du verbe ouir à l’impératif).
Ainsi en jouant sur l’homophonie, c’est-à-dire les mêmes sonorités, on peut faire dire aux mots bien plus qu’ils ne signifient. Leur sens caché peut tantôt prolonger leur sens premier, tantôt le déplacer, voire s’y opposer.
D’ailleurs jusqu’à son pseudonyme, Fulcanelli semble jouer avec la langue des oiseaux. Combinaison de Vulcain et d’Hélios, le nom de Fulcanelli évoque le feu du volcan, la forge, mais aussi la lumière solaire et, plus largement, le feu secret de l’alchimie.
Fulcanelli précise encore : « La langue des oiseaux est un idiome phonétique basé uniquement sur l’assonance. On n’y tient donc aucun compte de l’orthographe ».
Il ajoute qu’elle fut appelée langua general (langue universelle) ou lengua cortesana (langue de cour), car elle recèle toujours une double lecture : l’une apparente, l’autre cachée.
Enfin, Fulcanelli lui attribue une origine mythique, la rattachant à une langue primordiale antérieure à Babel : «Les rares auteurs qui ont parlé de la langue des oiseaux lui attribuent la première place à l’origine des langues. Son antiquité remonterait à Adam, qui l’aurait utilisée pour imposer, selon l’ordre de Dieu, les noms convenables, propres à définir les caractéristiques des êtres et des choses créées. »
Dans cette perspective, la langue des oiseaux ne serait pas seulement un jeu d’esprit, mais la trace d’un langage perdu, où le son, la vibration, l’information, le sens et l’essence des choses s’entrecroisent et se superposent.
Cette vision n’est pas sans rappeler la formule de Tesla :
« Si vous voulez percer les secrets de l’univers,
pensez en termes d’énergie, de fréquence et de vibration ».
Pourquoi la langue des oiseaux est le langage des alchimistes ?
La langue des oiseaux : le sens caché des mots
René Guénon, dans Symboles de la Science sacrée, envisage la langue des oiseaux dans une perspective plus métaphysique que simplement phonétique.
Pour lui, elle renvoie à un langage symbolique capable d’exprimer des vérités d’ordre supérieur.
Lorsqu’il écrit que « les oiseaux sont pris fréquemment comme symbole des anges, c’est-à-dire précisément des états supérieurs », il suggère que la langue des oiseaux peut être comprise comme la métaphore d’une communication entre l’humain et les plans supérieurs de l’être.
Dans cette première acception, elle peut ainsi apparaître comme une langue des anges, voire une langue des dieux (comme le disait Fulcanelli), renvoyant à l’idée du Verbe et, à travers lui, au mystère de la création. Elle désigne alors moins un simple procédé de codage qu’un mode de signification sacrée, dans lequel le langage retrouve sa portée spirituelle originelle : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu »… Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean, chapitre 1, verset 1.
Cette idée est renforcée par la décomposition du mot « oiseaux » en langue des oiseaux, qui pourrait s’entendre par « ois haut »: textuellement « ois » (c’est à dire entends (ou même vois)) « ce qui vient d’en haut« .
Ainsi, à l’image du Verbe, les oiseaux qui volent nous invitent à « ouïr ce qui vient d’en haut », afin d’apprendre à « voir haut » et à « entendre le sens caché par-delà les mots« .
La langue des oiseaux : la langue des Dieux...
D’ailleurs, en langue des oiseaux, le mot « langue » n’est sans doute pas étranger à « l’ange » : la langue deviendrait alors la voix de l’ange, porteuse d’un message venu d’en haut. On y retrouve Hermès, le messager des Dieux et de la connaissance…
En alchimie, cette idée de la langue des anges ou de la langue des Dieux, rejoint celle de l’esprit caché dans la matière.
La formule célèbre du V.I.T.R.I.O.L. – Visita Interiora Terrae, Rectificando Invenies Occultum Lapidem (visite l’intérieur de ta terre, et en rectifiant, tu trouveras la pierre cachée) peut être lue, en langue des oiseaux, comme « l’or y vit ». (voir aussi mon article sur Changer le plomb en Or)
Cette lecture traduit avec force l’intuition alchimique selon laquelle un principe précieux, spirituel ou lumineux, demeure enfoui au cœur d’une matière repoussante, tenue, a priori, pour « vile » et « vulgaire ».
Le travail de l’alchimiste consiste précisément à libérer cet esprit captif, à dégager l’Or intérieur de son enfermement. Dès lors, l’imaginaire des oiseaux prend tout son sens : il donne figure à ce qui est volatile, ascendant, mobile, à ce qui peut s’élever une fois délivré. Le corbeau, le phénix, le paon, l’aigle, et d’autres oiseaux de l’iconographie hermétique figurent ainsi les phases de mort apparente, de transformation, et de renaissance.
Dans cette perspective, l’Esprit peut être rapproché du Verbe : il ne «parle» pas seulement par des mots, mais par une vibration porteuse de sens. Il peut se corporifier dans la matière, mais, une fois libéré, il redevient messager et médiateur, à la manière du Mercure hermétique ou d’Hermès.
Ainsi, la langue des oiseaux ne se réduit ni à un jeu sonore ni à un divertissement ésotérique : elle devient la trace d’un langage plus profond, où le son, le sens et l’esprit demeurent secrètement unis.
Pourquoi les soins alchimiques utilisent la langue des oiseaux ?
À l’instar de l’alchimiste Fulcanelli, qui affirme que la « langue des oiseaux est la langue des anges et de la nature », les soins alchimiques s’attachent à écouter ce langage subtil qui traverse le vivant.
C’est aussi ce qu’exprime Baudelaire, dans un langage plus moderne, à travers son poème Correspondances :
« La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.
Comme de longs échos qui de loin se confondent.. »
Dans un soin alchimique, il s’agit de comprendre le langage du corps, le langage de la maladie, de ce que le « mal a dit ». Lorsqu’on apprend à écouter finement le corps, lorsqu’on apprend à reconnaître son langage subtil associé à la vibration, on découvre qu’il parle véritablement…
La vibration du corps n’est pas seulement sensible : elle est intelligible. Elle se manifeste par une intelligence profonde, une présence invisible qui l’anime, et que l’on pourrait appeler… « l’âme ».
Tout a un sens. Parce que tout parle…
Chaque blocage physiologique dit quelque chose que l’âme veut libérer ;
Chaque intolérance, jusqu’au nom même des molécules impliquées, peut être entendue comme l’expression de ce qui perturbe l’âme et contribue à la rendre malade.
Car « la maladie » peut aussi s’entendre comme « l’âme a dit ».
De l’infiniment petit à l’infiniment grand, de l’échelle microscopique jusqu’aux synchronicités, l’âme parle…
Savoir décoder ce langage dans toute sa subtilité permet ensuite d’agir sur le plan énergétique afin de dénouer les blocages qui s’expriment dans le corps à travers ce que nous appelons la maladie.
La maladie est comme une pelote de fils entremêlés. Pourtant, dans cet enchevêtrement, il existe un fil d’Ariane : un fil de sens…
C’est en le suivant, à travers ce qu’exprime le « mal a dit », que l’on peut défaire petit à petit les nœuds et libérer la problématique qui y est associée.
Ainsi réinformé, le corps redécouvre sa justesse…
et retrouve de lui-même le chemin… vers sa santé naturelle !
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers..."
Baudelaire, Correspondances
Soins alchimiques
Je propose des soins alchimiques en cabinet à Tours (37) mais aussi en distanciel, permettant de transformer tout ce qui est lourd en nous (nos blocages, nos mémoires, nos peurs, nos traumas) en Opportunité…
Pour ce faire, je m’appuie sur la langue des oiseaux qu’exprime le corps…
j’utilise les techniques alchimiques de Solve et Coagula pour dissoudre l’ancien, libérer ce qui entrave, et faire place nette…
afin de permettre de faire renaître le Nouveau…
Rq : En langue des oiseaux « nouveau« peut aussi s’entendre comme « nouvelle eau« : une eau purifiée, renouvelée, capable de porter une Vie nouvelle…
Si ces mots résonnent en vous, n’hésitez pas à consulter MES PRESTATIONS, ou à prendre RENDEZ-VOUS.
Chaque séance est unique et adaptée à votre besoin du moment.
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Mais ce mot amour est-il si simple que cela?
L’alchimie n’est pas une simple relique du passé. Elle semble plutôt s’apparenter à une sagesse vivante qui a traversé les siècles et les continents. Ses traces apparaissent dans l’Égypte ancienne, chez les Arabes, en Chine, en Inde, et jusqu’en Europe médiévale et renaissante.
Contrairement à l’idée reçue qui en fait une simple précurseure maladroite de la chimie moderne, elle pourrait bien être, au contraire, une connaissance perdue dont la science contemporaine n’en a redécouvert que quelques fragments.
On dit souvent que l’alchimie se résume à un seul principe : « Solve et Coagula ». Considéré comme le cœur du Grand Œuvre, il contient, d’une certaine manière, tout le secret de la transformation intérieure.
Dans sa formulation latine, Solve renvoie à l’idée de dissoudre, tandis que Coagula évoque la coagulation : autrement dit, défaire puis recomposer.
C’est l’idée même du passage : relâcher ce qui est figé, pour reconstruire une forme plus juste.
La langue des oiseaux est une langue à la fois occulte et symbolique, fondée sur les jeux de sons et de correspondances phonétiques. Elle aurait servi, durant certaines périodes de l’histoire, à exprimer des vérités cachées sans s’exposer directement, en dissimulant le sens sous une forme accessible seulement à ceux initiés, à ceux « qui savent entendre » ! Cette pratique ancienne était très prisée, notamment des alchimistes pour coder leurs connaissances, à la fois du pouvoir en place, mais aussi des profanes.
Le mot « énergie » est complexe, car même en science, sa définition reste en partie limitée.
Richard Feynman, prix Nobel de physique en 1965 pour ses travaux en électrodynamique quantique, le reconnaissait lui-même en affirmant : « Dans la physique d’aujourd’hui, nous n’avons aucune connaissance de ce qu’est l’énergie. »

